04/12/2019

Fermeture de classe › LES POUVOIRS PUBLICS RÉPONDENT

La municipalité avait trouvé insupportable une telle forme de mépris pour les élus, les enseignants, les parents d’élèves et les enfants. (sic) | © Archives Jean-Paul Epinette (2015).|Jean-Paul Epinette

Après la fermeture brutale d’une classe à l’école maternelle, une motion avait été envoyée en septembre.
Cette motion avait été approuvée par les élus de Villeréal et ceux des communes ayant des enfants dans nos deux écoles. Les parents d’élèves s’y étaient associés.
Il ne s’agissait pas de nier une réalité évidente : les effectifs de l’école maternelle étaient en nette diminution et l’équité territoriale expliquait cette fermeture. Mais...

— Par Pierre Henri Arnstam, maire de Villeréal.



Mais ce que nous avions contesté vivement, c’est la manière dont avait été annoncée cette décision, deux jours après la rentrée des classes, alors que l’inspecteur de la circonscription m’avait téléphoné le vendredi précédant la rentrée pour m’assurer qu’il n’y aurait pas de fermeture.

C’est pourquoi nous avions envoyé cette motion au Président de la République, au ministre de l’Education nationale et à la rectrice de l’académie régionale

Les réponses, car tout le monde a répondu, ce qui montre que le sujet abordé n’était pas subalterne, sont intervenues entre la mi-octobre et la mi-novembre.

Le premier à avoir réagi a été le conseiller spécial du Président de la République, Jérôme Peyrat, qui m’a appelé longuement pour que je lui explique ce qu'il s’était passé.

Il m’a promis que, dès que les effectifs de l’école maternelle seraient à nouveau au niveau permettant trois classes, la demande d’ouverture d’une troisième classe serait soutenue par la Présidence de la République.

J’ai reçu ensuite un courrier du chef de cabinet du Président, indiquant qu'il avait alerté le ministre et la rectrice.

Ensuite, une longue lettre du ministre, Jean Michel Blanquer, est arrivée à la mairie. Elle souligne les engagements pris pour la création de postes dans les zones rurales.

Enfin, la rectrice Anne Bisagni-Faure a insisté sur la nécessité de l’équité ; ce que nous n’avons jamais contesté.

Je remercie celles et ceux qui se sont associés, d’une manière ou d’une autre, à cette motion destinée à empêcher que se renouvelle une forme de mépris insupportable pour les élus, les enseignants, les parents d’élèves et les enfants.

Pierre Henri Arnstam


 

 

 

 

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