12/07/2017

Rideau › JOUR DE FINAL POUR LE FESTIVAL

Quand Titus et Bérénice s'approprient la gendarmerie désertée...|Photo © jean-Paul Epinette - icimedia@free.fr

C'est aujourd'hui mercredi, jour de bouquet final pour Un Festival à Villeréal dont le rideau de la 9e édition tombera sur le coup de deux heures du matin. Un festival riche, un festival dense, qui a drainé beaucoup de monde tout au long de ces dix jours et plus de soixante rendez-vous. Hier soir mardi, on affichait complet pour Bérénice, d'après l’œuvre de Racine...



Écrite il y a 350 ans, Bérénice est une pièce maîtresse du répertoire classique. Qu'allait donc en tirer la bande à Samuel Vittoz après l'avoir passée à la moulinette du "Théâtre Autrement" ?

Les inconditionnels de l'alexandrin-avec-césure-à-l'hémistiche auront sans doute sursauté à la grosse entorse (private joke) commise à l'incunable racinien.

Une adaptation où le contrepoint corporel, entre chorégraphie et capoeira, le disputait à la métrique du texte dans l'entrechoquement des âmes d'un triangle amoureux – Bérénice, Titus, Antiochus – écrasé par la raison d'état. 

On connaissait déjà les paroles, l'air cependant était nouveau dont les notes avaient choisi pour portée de s'accrocher à la façade de la gendarmerie désaffectée et sa verticalité.

Mais au bout du conte, de cette scansion de geste – Ah, Rome ! Ah, Bérénice ! Ah, prince malheureux ! - Pourquoi suis-je empereur ? Pourquoi suis-je amoureux ? – c'est le verbe qui emporte définitivement le spectateur et prend le dessus.

Comme la fatalité sur la passion. Comme s'achève la pièce, à qui le « Hélas » de la fin ne peut guère servir d'issue.

Bérénice et Antiochus, quand passion et fatalité conduisent à l'inéluctable... - Photo © jean-Paul Epinette - icimedia@free.fr

Une soirée concert pour le final

Si vous avez manqué Bérénice, vous avez encore une chance de rattrapage, à condition de ne pas céder à la grasse matinée. La journée se poursuivra avec une projection de films (12h) puis trois pièces l'après-midi : Il est trop tard pour mourir jeune (16h), Les choses capitales (17h) et Innocence, l'intégrale (19h).

Après la présentation du stage (21h) dirigé par Sarah Siré en partenariat avec le TRAC 47 d'après Love and Money de Dennis Kelly, la place de la halle abritera « BLIC », un grand concert de clôture, projet musical de Tristan Ikor qui devrait une dernière fois, nous convier hors des sentiers battus...


► 9h30 - BÉRÉNICE d'après Jean Racine. D’après l’oeuvre de Racine. Mise en scène : Stanislas Siwiorek. - Chorégraphe : Chrystel Calvet. - Avec Valentine Vittoz (Bérénice), Lou Wenzel (Confident), Mexianu Medenou (Titus), Stanislas Siwiorek (Antiochus).

► Pour cette journée de clôture d'Un Festival à Villeréal consultez le programme ici en téléchargement...


 

 

 

 

12/07/2017